Il la connaissait si bien. Il pouvait prévoir des heures à l'avance ses réactions. Il savait qu'elle était capable de cacher derrière son plus beau sourire la plus triste souffrance, il savait à quels moment elle viendriait lui pincer la joue, ou lui déposer un baiser au creux du cou. Il était aussi capable de sentir monter ses peurs, il savait quand elle deviendrait inaccessibe, insensible. Il savait qu'un jour il la verrait partir, puis revenir, parce que sa peine la faisait toujours réfléchir. Parfois, il trouvait son esprit trop torturé, sa vie trop compliquée, ses désirs trop incensés. Le matin, un baiser au creux des lèvres, elle le quittait. Lorsqu'il la serrait dans ses bras, il a trouvait si petite, si fragile. C'était comme une envie de la garder et de la protéger. Le soir lorsqu'il se retrouvaient, c'étaient deux petits coeurs qui se réunissaient comme pour combler le manque qui les avait vidé, c'étaient deux corps qui fusionnaient comme pour assouvir le désir qu'ils éprouvaient. Parfois, lorsque, la gorge nouée, elle pleurait afin d'évacuer tous ses regrets, il la regardait, et sentait qu'il y avait bien plus que tout ce qu'elle montrait. Dans ces moments, il aurait aimé pouvoir rattraper le fil de ses pensées, qu'il avait perdu. Elle rêvait d'une autre liberté, elle rêvait de s'envoler et lui révélait sa beauté. Celle qu'elle avait caché, et qu'il était le seul à pouvoir contempler. Elle était son petit papillon. Fivole, et c'est pour ça qu'il l'aimait, il ne savait s'il pourrait la garder. Mais il se rendait compte et espérait qu'un jour il saurait ce qu'elle souffrait. La jeune folle volée violée saturée pensait, c'était peut être incensé mais elle attendait de lui un bébé.

