Trois mois, toi et moi.

Trois mois, toi et moi.

Il la regardait et son regard sur elle avait changé. Elle avait changé. Chaque jour, il voyait qu'elle s'épanouissait. Le printemps arrivait, les fleurs éclosaient et le sourire qu'elle lui offrait le comblait. Le ciel clair et ensoleillé donnait à ses cheveux des reflets dorés qu'elle détestait. Il en rigolait. Du haut de ses 19 ans, il voyait en elle une fille un peu trop naïve parfois peut être, insouciante, qui ne se doutait de rien et ne se souciait de rien. Sa nature à faire confiance aux gens faisait qu'elle voyait en ses amis,de simples amis. Rien de plus, rien de moins. Il savait que parfois, cela pouvait dépasser l'amitié. Même s'il lui disait, c'est quelque chose en quoi elle ne voulait croire. Tout était si simple. Pourquoi faudrait-il venir tout compliquer ? Non, de de tout ceci, elle ne voulait rien entendre.
Il la connaissait si bien. Il pouvait prévoir des heures à l'avance ses réactions. Il savait qu'elle était capable de cacher derrière son plus beau sourire la plus triste souffrance, il savait à quels moment elle viendriait lui pincer la joue, ou lui déposer un baiser au creux du cou. Il était aussi capable de sentir monter ses peurs, il savait quand elle deviendrait inaccessibe, insensible. Il savait qu'un jour il la verrait partir, puis revenir, parce que sa peine la faisait toujours réfléchir. Parfois, il trouvait son esprit trop torturé, sa vie trop compliquée, ses désirs trop incensés. Le matin, un baiser au creux des lèvres, elle le quittait. Lorsqu'il la serrait dans ses bras, il a trouvait si petite, si fragile. C'était comme une envie de la garder et de la protéger. Le soir lorsqu'il se retrouvaient, c'étaient deux petits coeurs qui se réunissaient comme pour combler le manque qui les avait vidé, c'étaient deux corps qui fusionnaient comme pour assouvir le désir qu'ils éprouvaient. Parfois, lorsque, la gorge nouée, elle pleurait afin d'évacuer tous ses regrets, il la regardait, et sentait qu'il y avait bien plus que tout ce qu'elle montrait. Dans ces moments, il aurait aimé pouvoir rattraper le fil de ses pensées, qu'il avait perdu. Elle rêvait d'une autre liberté, elle rêvait de s'envoler et lui révélait sa beauté. Celle qu'elle avait caché, et qu'il était le seul à pouvoir contempler. Elle était son petit papillon. Fivole, et c'est pour ça qu'il l'aimait, il ne savait s'il pourrait la garder. Mais il se rendait compte et espérait qu'un jour il saurait ce qu'elle souffrait. La jeune folle volée violée saturée pensait, c'était peut être incensé mais elle attendait de lui un bébé.
# Posté le samedi 14 mars 2009 20:21
Modifié le samedi 14 mars 2009 20:45

S'en aller

Mon amour,

C'est fini, je m'en vais. Je l'avoue, cette fois, j'ai perdu. Je n'ai que la seconde place. Certes, on ne peut pas gagner à chaque fois, mais je me demande surtout comment il est possible de perdre à tous les coups. J'abandonne et renonce. Je renonce à toi, à moi. Tu m'as guidé à travers un chemin inconnu, où je te suivais, bras tendus, yeux fermés. Je t'ai tant aimé. J'ai voulu tout te donner. Tout t'a été dévoilé. Mais ce n'était qu'un amour sans retour. Et pourtant j'ai essayé de me faire aimer, de te faire oublier, je t'en supplie, n'en doute jamais. Lorsque nous nous sommes rencontrés, ma vie te paraissait trop compliquée. Tu croyais que trop de larmes avaient été versées, que trop de cicatrices ne seraient jamais refermées et que je ne pourrais jamais arrêter de l'aimer. Je crois que nous nous étions trompés. Il m'a fallu du temps pour l'oublier, mais si peu pour t'aimer. Je ne pensais pas que je pourrais l'effacer de mes pensées, et pourtant c'est arrivé. Et toi, jamais tu n'aurais pensé pouvoir la regarder et penser que c'était elle ta source d'espoir. Pour rien au monde nous ne l'aurions imaginé, et pourtant, c'est ce qui c'est passé. Moi, pendant ce temps je t'aimais, et j'étais seule, sans me rendre compte, que toutes les choses que je te donnais, toi, c'est à une autre que tu les destinais. Je sais, tu as voulu le cacher. A la fois à toi, et à moi. Mais cette fois il est grand temps. Je dois partir et tu dois cesser de nous mentir.
Rien n'aurait pu plus m'approcher de la vérité que ton regard ce soir là. Lorsque qu'elle t'est apparue, alors que ça faisait si longtemps que vous ne vous étiez plus vu, si longtemps que tu ne l'avais même pas aperçue. Je me rappelle le jour où nous nous promenions le long des remparts, et que, moi j'avais aperçu la silhouette de celui que j'avais tant aimé. Je m'étais sentie alors si triste, de ne plus le voir. Je crois que ce soir là, ce n'est pas la même chose que tu as ressenti. Ca allait bien plus loin, rien que ce regard n'était pas anodin. Laisse moi deviner ... tu as senti tes membres se glacer, tes lèvres trembler, les larmes monter, ton cerveau se paralyser. Tu as eu l'envie de courir, de t'enfuir, de tout lui dire. Je le sais bien, puisque c'est ce qui m'arrive, quand je sais que je ne t'aurais plus jamais.
Je ne t'en veux pas, et garde le meilleur souvenir que l'on puisse garder de toi. Je continue de penser que tout est ma faute. Mais s'il te plaît, je te demande une chose. A défaut de ne m'avoir aimé,je t'en supplie, ne m'oublie jamais.
# Posté le dimanche 12 avril 2009 07:57
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 13:31

Hier, et ce moment , je ne sais pas pourquoi, mais je n'oublierai pas.

Hier, et ce moment là, je ne sais pas pourquoi, mais je n'oublierai pas.
Je te regarde. Tes longs cheveux dorés tombent sur tes épaules fragiles. Ta peau est si fine que j'aperçois le bleu de tes veines traverser ta poitrine pâle et opaline. Que tu es belle, mais que tu es triste. Je m'aperçois en t'observant que, même lorsque tu dors, tu n'es plus jamais tranquille. Ton visage n'a plus cette douceur qu'il arborait, lorsque je t'ai rencontrée. Je te vois sur des photos, que nous avions accrochées, lorsque tes éclats de rire ensoleillaient mes journées. Putain ton sourire. Je pourrais tuer pour le récupérer.
Il me manque.
Même lorsque, pour quelques heures, ton conscient s'évanouit pour laisser place à l'onirique, je ne suis pas certain que cela ne tourne pas au cauchemar pour toi. Ce silence parfois, me laisse entendre tes soupirs, me fait appréhender ce moment où, ta respiration deviendra saccadée, où, le doute viendra, et où même dans ton sommeil, tu pleureras. Je serais là, et pourtant je sais déjà que je me sentirai si loin de toi.
Tu vis toujours dans ce monde où jamais je ne serais capable de te suivre. Tu parais si fragile, et pourtant je pense que pour réussir à vivre de cette façon, avec tant de doute, de peurs et de tristesse il faut une force incroyable, inégalable. J'arrive même à penser que cela ne vit que chez toi. Nul part ailleurs il n'existe quelque chose de semblable. Je voudrais tant, pourtant, que tu sortes de là, que ce malheur s'évanouisse en toi.
J'ai terriblement peur, lorsque ton corps entier se crispe, lorsque ce vide inébranlable emplit ton regard, lorsque ces larmes emplissent tes yeux. Lorsque tu cries et tu pleures. Parfois, j'aimerais comprendre quel est le mal qui s'est faufilé à l'intérieur, et qui ne se déroche pas, comme s'il était ancré en toi. La raison si évidente de tout cela n'en est pas la cause véritable. Je voudrais que tu pleures encore et si fort que tu sois à jamais incapable de recommencer à nouveau. Je voudrais que cette flamme que tu portais en toi se ravive, encore une fois. Et que cette fois elle ne s'éteigne pas.
# Posté le samedi 18 avril 2009 08:56
Modifié le samedi 18 avril 2009 09:21